Définition
La notion est introduite par la loi du 5 mars 2014 et consolidée par celle du 5 septembre 2018. Sa base légale se trouve à l'article L. 6113-1 du Code du travail, et à l'article R. 6113-9 qui en fait un critère d'enregistrement : toute certification enregistrée au RNCP doit être découpée en blocs de compétences, décrits dans la fiche du répertoire avec leurs modalités d'évaluation.
Un bloc n'est pas un module de formation : c'est une unité de certification. Il correspond à une activité identifiable du métier — par exemple « concevoir une action de formation » — et non à une séquence pédagogique. Sa validation donne lieu à une attestation reconnue, indépendante de l'obtention de la certification complète.
Ce que le découpage change
- Parcours progressifs — les blocs obtenus par VAE sont acquis à vie. Pour les blocs obtenus en formation, vérifiez auprès du certificateur la durée pendant laquelle ils dispensent des épreuves.
- Financement — un bloc éligible peut être financé seul par le CPF, ce qui rend accessible une montée en compétences ciblée sans engager une formation longue.
- VAE partielle — après un passage devant le jury de VAE, une validation partielle se traduit par l'obtention d'un ou plusieurs blocs, les autres restant à acquérir.
- Lisibilité employeur — le bloc décrit des compétences observables, plus faciles à rapprocher d'une fiche de poste qu'un intitulé de diplôme.
Blocs et titres professionnels
Dans un titre professionnel du ministère du Travail, les blocs portent le nom de certificats de compétences professionnelles (CCP).
Le Répertoire Spécifique, lui, n'impose pas de découpage en blocs : les certifications qui y figurent visent déjà une compétence complémentaire circonscrite. Par exemple, le titre professionnel « Formateur professionnel d'adultes » est organisé en CCP qui peuvent être validés séparément.
Usage en accompagnement
En bilan de compétences, raisonner par blocs permet de sortir d'une alternative rigide entre « tout reprendre » et « ne rien faire ». Comparer la fiche RNCP du métier visé avec l'expérience de la personne fait apparaître les blocs déjà couverts et ceux qui manquent réellement.
L'accompagnant vérifie deux points avant de bâtir un plan : quels blocs l'organisme accepte de faire valider séparément, et pendant combien de temps un bloc obtenu reste valable pour composer la certification complète.
Termes connexes
À lire également : titre professionnel, référentiel de compétences et VAE.
Questions fréquentes (FAQ)
Oui. Le certificateur remet une attestation pour chaque bloc validé. Ce n'est pas le diplôme ou le titre entier, mais cela atteste une activité du métier, lisible par un employeur.
Oui, lorsque le bloc est déclaré éligible et référencé comme tel par le certificateur sur la plateforme nationale. C'est une voie fréquente pour une montée en compétences ciblée, moins coûteuse qu'un parcours certifiant complet.
